16 noviembre, 2013

Chateaubriand entretien avec Napoleón

Entrevue avec Napoléon Bonaparte par Chateaubriand
Présentation


Un historien de la littérature écrivait que « Napoléon se rêvait peut-être Chateaubriand » lorsqu’il écrivait son Dialogue sur l’Amour, avant de devenir le chef d’une armée qui allait changer le cours de l’histoire. À l’inverse Chateaubriand rêvait d’être Napoléon. C’est dire la fascination de l’empereur sur l’écrivain et l’ascendant de l’auteur du Génie du christianisme sur l’empereur qui nomma Chateaubriand premier secrétaire à Rome en 1803.

Extrait

« J’étais dans la galerie, lorsque Napoléon entra : il me frappa agréablement ; je ne l’avais jamais aperçu que de loin. Son sourire était caressant et beau ; son œil admirable, surtout par la manière dont il était placé sous son front et encadré dans ses sourcils. Il n’avait encore aucune charlatanerie dans le regard, rien de théâtral et d’affecté. Le Génie du Christianisme, qui faisait en ce moment beaucoup de bruit, avait agi sur Napoléon. Une imagination prodigieuse animait ce politique si froid : il n’eût pas été ce qu’il était, si la muse n’eût été là ; la raison accomplissait les idées du poète. Tous ces hommes à grande vie sont toujours un composé de deux natures, car il les faut capables d’inspiration et d’action : l’une enfante le projet, l’autre l’accomplit. »

Chateaubriand sobre Napoleón y Washington

DOSSIER: WASHINGTON GEORGE

Parallèle de Georges Washington et Napoléon Bonaparte

François-René de Chateaubriand



Parallèle fascinant entre Washington, dont la grandeur a consisté à fondre sa destinée avec celle de son peuple, et Bonaparte, qui voulut entraîner l'Europe dans le sillage de sa propre destinée. Chacun sera récompensé selon ses oeuvres: «La république de Washington subsiste; l'empire de Bonaparte est détruit. Washington et Bonaparte sortirent du sein de la démocratie: nés tous deux de la liberté, le premier lui fut fidèle, le second la trahit.»
Bonaparte achève à peine de mourir. Puisque je viens de heurter à la porte de Washington, le parallèle entre le fondateur des États-Unis et l'empereur des Français se présente naturellement à mon esprit; d'autant mieux, qu'au moment où je trace ces lignes Washington lui-même n'est plus. Ercilla, chantant et bataillant dans le Chili, s'arrête au milieu de son voyage pour raconter la mort de Didon; moi, je m'arrête au début de ma course dans la Pennsylvanie pour comparer Washington à Bonaparte. J'aurais pu ne m'occuper d'eux qu'à l'époque où je rencontrai Napoléon; mais si je venais à toucher ma tombe avant d'avoir atteint dans ma chronique l'année 1814, on ne saurait donc rien de ce que j'aurais à dire des deux mandataires de la Providence? Je me souviens de Castelnau: ambassadeur comme moi en Angleterre, il écrivait comme moi une partie de sa vie à Londres. A la dernière page du livre VIIe il dit à son fils: «Je traiterai de ce fait au VIIIe livre», et le VIIIe livre des Mémoires de Castelnau n'existe pas: cela m'avertit de profiter de la vie.

05 noviembre, 2013

A propósito de la sobre-población y del proletariado


Fuente: Herramienta.com.ar

Autor(es): Zamora Vargas, Daniel
Zamora Vargas, Daniel . Es investigador en Sociología en la Universidad Libre de Bruselas. Sus temáticas son: el desempleo, la pobreza, la justicia social y el marxismo. Algunas de sus publicaciones pueden consultarse: http://ulb.academia.edu/danielzamora

Una mañana de 1930, en la ciudad industrial de Osaka, Koh Joon-Sok se despierta en su pequeña pieza individual de obrero coreano. Desde hace más de un mes, endeudado con el propietario, sin éxito, busca un empleo. Al igual que muchos coreanos dejó su lugar de nacimiento a raíz de la imposición a gran escala de la cultura del arroz bajo la colonización japonesa. Esto provocó no sólo numerosas expropiaciones sino también un gran éxodo rural hacia las ciudades japonesas. Esta población coreana “excedente”, que aumenta y no encuentra trabajo en las grandes unidades de producción se limita esencialmente al trabajo de la jornada o al empleo que jamás está garantizado. Koh, uno de ellos, espera poder encontrar trabajo en Osaka para poder ayudar a su familia coreana. Pero, después de haber sido despedido de su primer empleo tuvo que renunciar al segundo, por causa de los incesantes insultos racistas y, posteriormente, fue dado de baja de un tercer empleo por una falta menor con lo que ya no pudo más subsidiar a su familia. Mientras tanto, se desarrolla un discurso político que concierne a lo que el gobierno japonés califica de “problema coreano”. La incapacidad de la economía japonesa –entonces en crisis – de absorber esta mano de obra “sobre-poblada” precaria y casi exclusivamente coreana, permitió la emergencia de un discurso contra la migración y por el reforzamiento del control de esta “sobre-población” en el sistema de desempleo y de asistencia social. Las políticas públicas acentuaron la racialización de los problemas económicos a los que se tuvieron que enfrentar las poblaciones coreanas. En realidad, la situación de Koh es ilustrativa respecto de la manera en que, por lo general, se superponen el aumento del desempleo o la precariedad bajo el capitalismo y la fragmentación del proletariado a través de sus dimensión étnicas y de género. El ejemplo de Koh –nos dice Kawashima– esclarece tanto en los debates teóricos como políticos referentes a las “sobre-poblaciones”, la contingencia en la relación entre trabajo y capital, la pobreza y la segmentación del asalariado.

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